Les 5 signes d’un management obsolète

Post Covid-19, les collaborateurs sont plus exigeants que jamais vis-à-vis de leur management. Selon une étude IFOP, 81% estiment que le sujet du bien-être au travail est devenu un enjeu prioritaire pour eux.

Votre management est-il donc dans l’air du temps ou bien est-il déjà dépassé ? Voici les cinq signes qui devraient vous alerter de pratiques contre productives :

1. Les demandes passent par l’usage de l’autorité 😓

L’autorité, ce ne sont pas que des ordres comme : “faites-moi ça”.

Cet amalgame est d’autant plus improductif que certains styles de personnalité apprécient ce genre de communication transactionnelle.

Non, l’autorité ce sont tous ces moments où un manager utilise implicitement sa position hiérarchique supérieure pour obtenir des choses. Par exemple :

• Il donne un ordre sans expliquer le “pourquoi”. En se disant que de toute manière le collaborateur est payé pour faire ce qu’il fait et pas pour comprendre pourquoi il le fait.

• Il n’annonce pas en face à face au collaborateur qu’il n’aura pas le poste ou l’augmentation, puisque de toute manière il sait que les RH sont en backup et vont envoyer le courrier d’annonce. Il utilise donc le système de pouvoir qui le légitime.

Les recherches menées par McKinsey montrent que cette autorité passive est très néfaste pour assurer un sentiment de sécurité psychologique et donc de bien-être.

Et il y a du boulot pour changer cela, puisqu’à date, seulement 43% des collaborateurs disent observer un climat positif au sein de leur équipe.

2. Le top management ne montre pas l’exemple 🙄

L’alternative au management autoritaire, c’est le management consultatif.

Selon McKinsey, c’est le style de management qui a le plus d’incidence positive sur le sentiment de bien-être psychologique au sein d’une équipe.

Mais la généralisation de ces pratiques au sein d’une population de manager est impossible si le top management ne joue pas lui-même le jeu.

Tout N+1 autoritaire qui montre un comportement passif-agressif, va transmettre malgré lui son sentiment d’insécurité à ses N-1.

Les recherches en neuroscience montrent en effet que la transmission des émotions aux autres se fait à vitesse éclair, en moins de 200 millisecondes.

3. Les formations managériales sont calquées sur l’école traditionnelle 💼

Passer d’un management autoritaire à un management consultatif n’est pas qu’une histoire de charte managériale connue par cœur.

C’est une véritable révolution intellectuelle et émotionnelle.

Elle passe nécessairement par un moment d’introspection où l’on se demande :

• Quel est mon talent en tant que manager ?

• Qu’est-ce qui compte pour moi ?

• Qu’est-ce que les autres attendent de moi ?

Nous sommes donc loin des formations à ingurgiter l’encyclopédie du BA-BA du management qui rassurent les RH, mais n’ont aucun effet selon McKinsey.

“Parlez-moi de moi, il n’y a que ça qui m’intéresse” – Guy Béart

4. Les entretiens annuels sont subis 😩

Les entretiens annuels, c’est comme le BAC, si un manager ne s’est pas entraîné toute l’année à avoir des conversations constructives avec ses coéquipiers, le jour J :

  1. Il y va à reculons
  2. Il répond à côté des besoins de ses coéquipiers
  3. Il n’accomplit pas son rôle de manager

Les entretiens hebdomadaires en 1:1 ne sont ni une obligation, ni un excès de zèle.

C’est un entraînement indispensable pour entretenir des relations de qualité au sein d’une équipe.

5. Les managers se doivent d’agir en super-héros 🦸♀️🦸♂️

Ils sont nommés, ils assistent aux conventions annuelles privées, ils sont l’élite qui peut faire passer l’entreprise au niveau supérieur.

Les managers ont tout pour être des super-héros sur le papier.

Mais que se passe-t-il lorsqu’un manager passe son temps à jouer le pompier et le sauveur qui jongle entre mille sujets à la fois ?

• Il s’engouffre dans des sujets opérationnels

• Il pense que c’est en allégeant le travail des autres qu’il les aide

• Il n’a plus de disponibilité mentale et émotionnelle

• Il s’offusque que ses coéquipiers ne soient pas contents de lui, “après tout ce qu’il fait pour eux”.

De nos jours, un manager n’est plus là pour faire. Il est là pour être.

Être présent mentalement et émotionnellement aux côtés de ses coéquipiers.

Car eux aussi sont sous l’eau. Et si personne ne garde la tête hors de l’eau, c’est là où l’équipe commence à dysfonctionner.

Le manager en 2021 n’est plus un Captain America qui s’excite sur le champ de bataille.

Mais un Gandalf ! Un sage qui s’affaire à guider au mieux les autres 🧙♂️

“Tout ce que nous devons décider, c’est que faire du temps qui nous est imparti” – Gandalf

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